mercredi, juillet 04, 2007

Les pétitions sur internet......ça ne sert à rien ! Mais cela pourrait devenir redoutable...

Le résultat d'une pétition c'est le plus souvent comme sur la photo suivante : toutes les signatures au caniveau (ou à la poubelle) d'un coup.

Circulez, y'a rien à voir...
La photo ci-dessus provient de la page...
http://www.pcinpact.com/actu/news/29352-Matignon-se-verrouille-face-a-Richard-Stallm.htm
...relatant le total échec de la pétition de Richard Stallman (le pape du logiciel libre) contre le projet de loi DADVSI.
165.000 pétitionnaires au caniveau...
Je prend cette pétition comme exemple parce qu'elle a fait l'objet de cette photo emblématique mais il en a été de même pour des centaines d'autres pétitions électroniques, et il en sera de même pour l'immense majorité de toutes les autres.
Les exceptions confirment la rêgle, comme un gagnant au loto confirme que des millions de personnes ont perdu.
Ceux à qui la pétition de Richard Stallman était destinée n'en ont rien voulu savoir et ne s'en sont occupés que deux minutes, le temps d'ordonner aux CRS (en haut à droite sur la photo) de virer tous le monde.
30 secondes plus tard, ces destinataires avaient tout oublié de la pétition et de ses 165.000 pétitionnaires.

Inutiles les pétitions sur internet ?
Disons plutôt "inutiles les pétitions UNIQUEMENT sur internet"
En effet, OBSERVONS que s'il y avait eu 165.000 lettres expédiées à Matignon, cela aurait donné les chiffres suivants :
Temps pour la récolte des signatures : de début décembre 2005 à début juin 2006, soit 6 mois, soit 6x30 =180 jours soit 165.000 / 180 = 916 signatures par jour (incluant les week-end)
Si cela avait été des lettres envoyées à Matignon, cela aurait donné en gros 1000 lettres à traiter PAR JOUR travaillé.
A raison de 20 secondes pour ouvrir une enveloppe, jeter un oeil au courrier et décider soit de le mettre sur un tas soit à la poubelle cela fait 3 lettres à la minute soit 1000 / 3 = 333 minutes, soit 333 / 60 = quasiment 6 heures de travail PAR JOUR !
Donc une personne à plein temps tous les jours pendant 6 mois...
Là, cela aurait commencé à être sérieusement parlant pour le destinataire.
A la limite, ce n'est pas un problème : il embauche un intérimaire. Notons que cela génère un emploi !
Mais ce n'est pas tout : c'est encore plus parlant si on regarde concrètement ce que 165.000 lettres donnent du point de vue du volume de papier généré.
Si on suppose qu'une lettre c'est une enveloppe + une feuille, alors 165.000 lettres c'est 165.000 enveloppes + 165.000 feuilles
J'ai récemment acheté un bloc de 100 enveloppes : le paquet fait 4 cm de hauteur.
J'ai une ramette neuve de 500 feuilles de papier : elle fait 5 cm de hauteur, donc 100 feuilles = 1cm
165.000 enveloppes = (165.000 / 100) x 4 cm = 1650x4=6600 cm = 66 mètres.
Déjà, rien que les enveloppes, ça fait dans la corbeille à papier une pile de SOIXANTE SIX METRES de haut...

Passons aux feuilles :
165.000 enveloppes = (165.000 / 100) x 1 cm = 1650 cm = 16 mètres et 50 centimètres. Si on met toutes les lettres dans un dossier, ça fait un dossier de plus de 16 mètres de haut...
Le tas total de papier à manipuler dépasse les 80 mètres de hauteur !
Outre le temps passé à ouvrir et classer les lettres, le volume de courrier à manipuler devient un problème pour le destinataire, qui (et c'est LA que c'est drôle !) ne peut absolument PAS empécher les lettres d'arriver, tous les jours, et il est obligé d'ouvrir TOUTES les lettres pour savoir ce qu'elles contiennent, même s'il veut finalement mettre le contenu à la poubelle.
(D'où la nécessité de NE PAS indiquer l'objet du courrier dans l'adresse d'envoi... pour contraindre le destinataire à ouvrir l'enveloppe)
Donc même si un ministre ne veut pas entendre parler d'une pétition, il va en entendre parler du simple fait que cela génèrera des problèmes dans son service, problèmes de place, de temps pour ouvrir les lettres, pour les classer ou même les mettre directement à la poubelle !
Tandis qu'un rouleau de signatures, aussi long soit-il, ne provoque STRICTEMENT AUCUN PROBLEME.
Il suffit de donner ordre de virer le porteur du rouleau comme un pouilleux et c'est terminé, la pétition n'a AUCUN effet.

Conclusion ?
Signer une pétition sur internet ne peut pas (sauf exception du genre gagner au loto) avoir d'influence sur les hommes politiques, et plus généralement ne peut pas avoir d'influence sur les personne ayant un pouvoir de décision, car ces personnes n'agissent que pour s'occuper des problèmes qui les intéressent EUX.
Et ce qui les intéresse EUX c'est de ne pas avoir de problèmes.
Donc si une pétition génère des problèmes pour EUX, ils vont s'en occuper, simplement pour supprimer ce qu'ils considèrent comme un problème gênant pour EUX.
Ils seront alors très intéressés par les solutions proposées par les organisateurs de la pétition car en adoptant les solutions proposés par ces gens, cela leur permettra de supprimer le problème en supprimant la SOURCE du problème.
Accessoirement, cela leur permettra éventuellement de récolter la gloire d'avoir pris de bonnes décisions ou d'avoir évité de prendre de mauvaises décisions si les organisateurs de la pétition ont raison, mais c'est secondaire.
C'est pour cela que les grèves, et bien plus encore les émeutes urbaines incendiaires de type ramadan 2005, ont une influence politique tandis que l'expression pacifique et démocratique via une pétition électronique n'a aucun poids.
Pour qu'une pétition soit efficace, il faut que chaque signataire envoie sa pétition par courrier DIRECTEMENT au destinataire afin de provoquer une gène chez ce destinataire. La signature électronique ne doit servir qu'a comptabiliser les envois.
Internet doit servir à simplifier l'envoi de courrier en proposant un ou plusieurs modèles de lettres qu'il suffit d'imprimer et de signer.
Les plus motivés peuvent toujours rédiger leur propre lettre s'ils le veulent.
Vous connaissez une pétition électronique Lambda que vous aimeriez signer ? Au lieu de la signer inutilement sur internet, imprimez le présent article (recto-verso + recto) puis imprimez la pétition Lambda sur le dernier verso resté vierge, (ce qui vous donne deux feuilles : 1 recto-verso + 1 recto-verso) et envoyez le tout à l'adresse des organisateurs de la pétition.
S'ils ne sont pas assez malins pour comprendre et modifier leur pétition, ils ne méritent pas que vous les aidiez en signant sur internet.

Ezdanitof &

Chico Ray
chicoray@bigfoot.com

vendredi, avril 13, 2007

Itinéraire d’un ex-intégriste & terroriste

La première édition (Flammarion, 1997) de ce livre document étant épuisée, il me semble nécessaire, à la lumière de l’actualité sanglante et du temps écoulé, de mettre à jour "Karim, mon frère, ex-intégriste et terroriste"[01] , afin d’en souligner davantage l’essentiel et d’en faire ressortir l’objectif principal .

Mon but est de dénoncer les abjectes manœuvres de l’islam politique en général, à travers l’exemple des ramifications et de la stratégie d’attaque du réseau El Rissali. Il s’agit de l’un des réseaux les plus redoutables qui continue à œuvrer actuellement en toute impunité après avoir transféré ses bases de l’Iran vers l’Irak.

Ce réseau poursuit l’exploitation de jeunes gens candides en quête d’identité et de reconnaissance au sein de la famille humaine. Il est temps de prendre conscience du pouvoir de l’Internationale islamiste, qui vise la destruction du droit à la différence par l’injonction d’un modèle de pensée unique dictée par leur dieu.

Le recrutement sauvage se fait à l’échelle internationale, en Occident tout comme en Orient, essentiellement auprès des jeunes issus de la communauté arabo-musulmane. Le piège se referme sans relâche sur ces victimes idéalistes en quête d’un sens à leurs vies.

Ce livre vise à mettre en garde ces jeunes gens, livrés à eux-mêmes, en quête d’une « autorité sacrée » pour se conformer à ses préceptes, faute d’avoir été protégés par une tutelle parentale, familiale et sociale efficaces dont ils avaient grand besoin. Notre devoir est d’attirer leur attention sur la spirale infernale dans laquelle ils s'engagent aveuglément et dont ils auront tant de mal à se sortir ensuite.

Afin de ne pas perdre de vue l’ampleur du fléau qui nous menace et pour l’analyser objectivement. Nous devons impérativement prendre au sérieux les confessions des repentis et tendre la main à ces jeunes gens égarés pour les aider à refaire leur vie et pour les inciter à dénoncer cette vermine qui ronge chaque jour davantage notre société. Il est de l’intérêt général de leur garder une place parmi nous afin que la réhabilitation prenne tout sens et afin que le négatif se transforme en positif.

Il est primordial de nous mobiliser pour couper l’herbe sous les pieds de ces individus qui ne commettent rien d’autre que des crimes contre l’humanité.

[01] - Après avoir été attaqué, à la suite de la publication de ce livre, en justice pour diffamation par mon beau-frère Salah Karker (assigné à résidence depuis 1993 à Dignes-les-Bains dans le Sud-Est de la France), [b]j’ai gagné ce procès en appel et en cassation[/b]. Cet Individu a été reconnu par le Conseil d’Etat comme étant un intégriste et un terroriste notoire agissant en Europe et au Moyen-Orient.

lundi, octobre 30, 2006

Pétition contre la censure en Tunisie des sites islamla.com et labidikm.com

Doit-on se laisser faire ? Les gouvernements doivent-ils se soumettre à cette pression ? Faut-il interdire la liberté pour faire plaisir à telle religion ou telle croyance ? Jusqu’où ira notre lâcheté pour ne pas dénoncer haut et fort toute forme de censure au nom d’une croyance ou d’un dieu ??? Jusqu’où allons-nous continuer à être hypocrites ??? Jusqu’où allons-nous cacher nos opinions pour ne pas déranger un tel ou un autre ??? Combien de temps encore devrons-nous attendre l’établissement de la liberté d’expression comme un droit fondamental pour chaque être humain ???
Ce qui est sacré, vérité et intouchable pour une personne, ne l’est pas forcément pour une autre. Les mots doivent être critiqués par des mots et non par la censure, violence et insultes gratuites. En vertu de ce droit de liberté d’expression, j’ai crée le site Islamla.com. Un portail personnel qui a pour objectif principal la valorisation et la diffusion d’analyses et de critiques sur l’islam orthodoxe.
Cette initiative vise à permettre aux musulmans orthodoxes de réviser leur héritage culturel et de se libérer de la tutelle dogmatique. Islamla offre aux esprits libres de toutes origines et de toutes croyances un espace d'expression privilégié où chacun peut participer à cette réflexion commune. Il se veut de plus une banque de données, qui rassemble des critiques constructives sur l'islam issues de sources fiables et de personnes dignes de confiance. Mon site islamla.com et mon site arabe labidikm.com, de même que d’autres blogs, ont été censurés en Tunisie le 18 février 2006 suite à l’affaire des caricatures danoises que j’ai soutenue dans le cadre de mon soutien à la liberté d’expression.
Je vis en Tunisie et c’est de là que je lance cette pétition. Je demande aux autorités tunisiennes de lever cette censure qui a déjà assez duré. Mon site a toujours prouvé son ton de liberté absolue. Jamais un article ou un poste n’a été censuré et aucune personne n’a été bannie sur mon forum. La censure que je subis de par tous les annuaires arabo-musulmans, et même par google qui m’a interdit de faire de la publicité pour mon site, me suffit. J’espère que mon appel sera entendu. Je vous demande de signer cette pétition pour montrer aux autorités concernées que nous sommes nombreux à défendre la liberté.
Très cordialement,
Labidi Mohamed Karim
Tunisie

jeudi, février 09, 2006

Appel à tous les êtres humains libres

Appel à tous les êtres humains libres : le Site www.islamla.com censuré par tous les sites, annuaires et états du monde arabo musulmans… si vous ne faites rien il sera censuré en Europe.
Et les sites :
http://www.assoaime.net/
http://islamla.over-blog.com/
http://www.islamla.com/
…….
Ce qui s'est passé suite à l'affaire de la caricature prouve de plus en plus combien le monde musulman baigne dans l'ignorance et le suivisme, si le monde ne prend pas une position claire afin de défendre la liberté, dans ce cas on pourra dire que le liberté est morte.

Imaginez que si d'ici quelque années, ces oulémas de l’ignorance disent que le Mehdi est sorti, et bien vous pouvez imaginez ce qui arrivera au monde.

La liberté d’expression et de conscience, qu’elle soit par des mots, des dessins, des caricatures ou tout autre art est un droit pour toute personne, groupe ou peuple. Tout le monde a le droit de s’exprimer et de critiquer l’autre comme toute personne bénéficie d’un droit de réponse. Personne ne pourra interdire de toute façon le droit d’expression à moins d’interdire le droit de penser. On entend souvent le prétexte d’interdire le droit d’expression pour ne pas blesser les autres dans leur croyance. Il s’agit d’un mensonge. La faute revient à celui qui n’accepte pas la critique non à celui qui ne l’apprécie pas. Ce qui est sacré, parfait et intouchable pour une personne n’est pas forcément pour une autre. Les mots sont critiqués par des mots et non par la violence.

lundi, décembre 26, 2005

Mystère, si te tiens !

On appelle, Mystère, tout ce qui nous échappe. Par conséquent l’ampleur du mystérieux doit être égale à celle de notre ignorance. Ce qui parait mystérieux pour les uns ne l’est pas, forcément, pour les autres. C’est pourquoi, on va se limiter à ce qui semble relevé des mystères universels tel que la mort, les phénomènes surnaturels et ainsi de suite qui touchent, a part égale, l’ensemble de l’humanité.

Le mystérieux est fait pour être affronté et démystifié. C’est la seule façon de faire avancer les choses, c’est le caractère mystérieux qui nous pousse à le défier afin de pouvoir progresser à la découverte de nouveaux mystères. Ce qui était mystérieux dans le passé ne l’est plus aujourd’hui, et celui de nos jours, disparaîtra dans l’avenir pour laisser la place à la place à la naissance de nouveaux mystères. C’est ainsi que l’humain se développe au fil du temps.

Je vais me limiter à trois types de mystères :
-Le mystère de la vie et la mort.
-Le mystère d’avant la vie et d’après la mort.
-Le mystère de Dieu.

Le mystère de la vie et la mort :
Le discours religieux renvoie la balle dans le camp de Dieu, il est le seul maître nous dit-on dans ces domaines. Tout d’abord, comment peut-on définir la vie ? Il y a plusieurs stades de la vie à l’échelle minérale et humaine. En ce qui me concerne, la vie est l’existence, , alors que la mort est la non existence. Donc, il faut chercher le mystère de l’existence et celui de la non existence ce qui nous ramène à deuxième point.

Le mystère d’avant la vie et d’après la mort :
On connaît l’approche religieuse qui ne nous intéresse pas ici. De mon point de vue, tout ce qui apparaît a connu un cheminement clandestin sur une infinité d’étapes avant de surgir sous sa forme définitive.

Si je suis apparu tel que je suis c’est en raison de la mise en place d’un long processus depuis toujours pour aboutir à ce résultat et non pas à un autre le moindre changement aurait donné un autre résultat, peut être, diamétralement opposé. Ce qui s’applique sur le plan individuel se répète à l’échelle humaine avec l’apparition du premier être humain. Personnellement, je pense qu’avant la vie j’ai été une dispersion de points qui se sont rassembler pour faire de moi ce que je suis dans cette existence et après la mort, je serai dispersé de nouveau dans la non existence. La seule différence réside dans le fait qu’avant, je vais exister, et qu’après, j’ai déjà existé par conséquent, je suis dans cette vie sans y avoir été avant et sans y être après, mais si on réunit de nouveau le même ensemble de nouveau le même ensemble de point, dans le même ordre, on obtiendrait exactement la même personne.

Le mystère de dieu, ou l’origine de l’existence :
C’est ce qu’on appelle le mystère des mystères. La question principale est de savoir s’il existe une origine à l’existence ? C’est le principe de causalité qui va nous plonger dans un cercle vicieux sans fin pour se contenter du principe de « la cause des causes » qui se trouve à l’origine première.

Il ne faut pas brûler les étapes et pour ne pas se perdre dans l’infini, on doit se limiter à la recherche de notre propre origine

Avant de songer à la source première concentrons-nous d’abord sur notre source directe, abordons la question progressivement pour mieux la cerner. L’origine de l’existence ne peut être qu’une étape primitive de l’existence qui provient, à son tour, d’une autre étape encore plus primitive et ainsi de suite. C’est une chaîne illimitée qui s’est développé, je ne dis pas seule mais d’elle-même et en fonction de ses besoins pour aboutir à ce que nous connaissons de nos jours. Tout mystère doit être découvert et expliqué pour qu’on puisse se développer à commencer par celui de dieu.

Il ne faut plus poursuivre cette soumission esclavagiste envers un Dieu mis en place, de toutes pièces, par l’imaginaire humain en fonction de son besoin de l’époque. Il est temps de se libérer de ces chaînes qui nous empêchent d’aller vers l’avant. Notre avenir est entre nos mains et non pas entre les mains d’un Dieu, sauf si on considère que nous sommes. Nous même, cette perfection divine vers laquelle on tend.
Labidi Karim Mohamed

dimanche, décembre 25, 2005

Où réside le danger de croire ?

Je me suis demandé, à maintes reprises, où réside le danger que représente les religions sur l’humanité, d’aujourd’hui et demain ? Est-ce dans l’idée de croire en un "dieu" ? Où a une religion ? Non, je ne le pense pas, croire en "dieu", ou une religion seulement, ne représente aucun danger sur l’humain, s’il ne dépasse pas la simple croyance. Je n’ai rien contre "dieu" lui-même, ou une religion en tant qu’idée ou en tant que réalité, à partir du moment que l’influence ne dépasse pas l’enrichissement intellectuel.

Il existe plusieurs choses auxquelles l’être humain croit, indépendamment de leur réelle existence ou non, tel les extra-terrestres ou les forces du mal ou du bien. Le problème c’est que généralement on ne s’arrête pas au niveau de la simple croyance. L’idée de "dieu" est très ancrée dans l’esprit des Hommes au point que la vie de la personne ou du groupe en dépend, presque entièrement. Le plus dangereux réside dans le fait que cette croyance est suivie d’autres idées encore plus dangereuses comme celle qui place l’être humain comme représentant de la nature divine dans l’Univers. Cette approche est la plus inquiétante, tout au long de l’histoire, d’autant plus que certains Hommes se sont présentés comme étant les envoyés de "dieu" pour guider l’humain sur le chemin de la vérité et de la droiture qui ramène à "dieu".
Les envoyés de "dieu", on ne peut les considérer comme les bienfaiteurs de l’humanité parce que leur message se base sur un dogme bien tracé pour atteindre des objectifs et satisfaire des ambitions de leur peuple. Pour changer la situation économique et politique de leur région, ils ont eu recours à des méthodes qu’elle leur permet d’atteindre les simples d’esprits, victimes des injustices de leur époque. Le statut de prophète leur offre le plein pouvoir sur leur entourage, non pas grâce à leur intelligence mais à leur malignité. Ils ont très bien su profiter de la situation en faisant la synthèse de ce qui était présent à leur époque pour faire passé l’idée qu’il s’agit d’une nouveauté. La nouvelle religion, dite envoyée par "dieu" pour sauver les âmes égarées, n’est autre qu’un rafistolage malin pour récupérer le pouvoir en général. Et crée une opposition forte contre le système en place et le renverser, ont peux dire que les religions sont une sorte d’opposition au pouvoir en place.
Cette méthode est utilisée, tout au long de l’histoire, au sein de la même famille. Il suffit de relever les points communs qu’on trouve dans toutes les religions pour s’en rendre compte aisément. La technique est héritée, de père en fils, et elle est bien protégée par la loi du secret de famille pour accéder au rang de la prophétie. L’ambition de ces prophètes dépasse, largement, la simple dominance politique, elle vise l’emprise absolue sur l’ensemble des esprits dans ses moindres détails d’actions. Ils veulent que toute l’humanité pense comme eux en les dépouillant de leur libre arbitre à travers leur parfaite présentation dite infaillible. Ils se permettent tout au nom de "dieu", ils se placent juste en-dessous afin de mieux dominer leur œuvre. Ce sont des hommes qui veulent maintenir l’humanité sous tutelle de leur point de vue pour qu’elle progresser dans la direction que eux l’ont voulu qu’elle soit.
En revanche, les suivistes appartiennent à une autre catégorie de personnes. Ils peuvent être, en effet, de bonne foi, comme de mauvaise foi, seulement, ils demeurent complices du projet général mi par les prophètes pour l’humanité dans sa prise de conscience et son sens de responsabilité. Ils ont choisi le chemin le plus facile, celui de suivre sans la moindre réflexion personnelle. Les plus par de c’est individus peuvent se considérer comme des savants de l’ignorance qui constituent un danger pour le progrès de l’humanité. C’est notre devoir à tous d’empêcher ces individus de nuire en procédant à des bourrages de crânes des plus vulnérables d’entre-nous. Il faut stopper cette entreprise qui fabrique des esclaves… Et des suivistes téléguider par des hommes qui ce dise protecteur du pouvoir d’un "dieu" que eux même ont hérité.
C’est la raison pour laquelle il faut combattre le phénomène religieux par tous les moyens pour libérer l’être humain de son emprise. La dépendance religieuse devrait cesser pour permettre à l’Homme d’accéder à ses propres responsabilités. La séparation de la religion de la politique ne suffit pas, et cela et bien claire en Europe et en Turquie et en Inde…il faut procéder à celle de la séparation de la religion de la société, voire même, de l’individu pour que l’homme respire un air nouveau digne de sa condition humaine.
Labidi Karim Mohamed

A la vitesse de la lumière vers l’ignorance

Qui d'entre nous n'a pas entendu le discours orgueilleux de l'un de nos imminents Oulémas. Ils sont si fiers de détenir la vérité, une vérité qui existe désormais avant que ces scientifiques occidentaux ne la découvrent. Ils affirment avec certitude : "regardez chers musulmans, c'est une découverte déjà existante dans le Coran. Dieu est grand, si grand …"

En effet, il est très facile, quand on arrive à atteindre une vérité concrète, de dire que telle ou telle personne ne l’avait dit auparavant ou encore qu’elle a déjà été citée dans tel ou tel livre sacré. Ainsi, on peut revenir, par exemple, sur les dessins préhistoriques réalisés par l’être humain primitif afin de prétendre que dés le début de l’humanité savait déjà que la terre était ronde.
De même qu’à travers la mythologie et les contes, on peut faire des constats du même genre afin de chercher à prouver que les dernières découvertes scientifiques ont déjà été avancées par les anciens. De la sorte, on peut dire que les philosophes grecs connaissaient déjà l’existence de l’atome, mais s’agit-il du même atome dont on parle aujourd’hui ? Certes, selon les Grecs l’atome représentait la plus petite particule connue à l’époque, mais, en aucun cas, il ne s’agissait de l’atome tel qu’il est découvert de nos jours. De même que l’atome cité dans le Coran n’a pas de lien direct avec celui de la science moderne. Ainsi, la composition de cette dernière diffère de celle des temps anciens. Par conséquent, ce qui était considéré comme étant la plus petite particule s’avéré être aujourd’hui un ensemble d’atomes modernes. Autrement dit, il n’y a que le nom qui a survécu à travers les siècles afin de désigner la plus petite composante de la matière. Par conséquent, ce serait une preuve d’ignorance que d’attribuer aux anciens l’ensemble des découvertes de la science moderne comme si l’Homme moderne ne faisait que répéter ce qui a déjà été dit par les anciens. En effet, quel intérêt auraient l’Homme moderne et l’Homme ancien s’ils ne peuvent profiter de leurs découvertes. Et d’ailleurs, profiter pour prouver quoi ? Que les textes sacrés, par définition divins, sont en accord avec les lois établies par Lui ? Quelle évidence ! Ou bien encore, prouver que les textes sacrés sont vraiment divins car ils sont en accord avec les lois de la physique moderne, des lois assujetties au changement et calculées avec des marges d’erreurs qui peuvent aller jusqu’à 20% ! En réalité, ceci ne prouve qu’une seule et unique chose à savoir que les découvertes des anciens n’étaient qu’intuitives et très loin de la réalité scientifique.
Ainsi, le genre d’essais de comparaison tel que le “Coran et la science” ou “l’évangile et la science” et j’en passe ne prouve qu’une seule chose à savoir une nette ignorance de l’histoire humaine et de la vérité de leur époque, malgré la parfaite maîtrise et la conscience de l’évolution scientifique. Par ailleurs, ce genre d’essais manifeste la présence d’un conflit intérieur, que vivent les auteurs respectifs, entre leurs approches et leurs convictions de l’importance de la science moderne et entre le poids de leurs bagages culturels et religieux, qui commencent à perdre de leurs effets. Ainsi, dans l’espoir de réconcilier les deux théories, ils optent vers ce genre de comparaisons qui n’apportent que des solutions provisoires. En d’autres termes, ces essais vont a l’échec, et n’ont pour objectif que de tromper la raison et la logique humaine imposées de plus en plus chez l’être humain de la fin du vingtième siècle. Personnellement, je n’ai rien contre la “logique” dite religieuse ou divine, mais, je ne peux m’empêcher de constater que tous ceux qui ont besoin de faire ce genre de comparaison ignorent l’objectif réel du discours religieux et la vérité de l’histoire humaine. Par ailleurs, ce qui leur échappe c’est qu’ils sont en train de rendre un très mauvais service aux textes dits divins à travers leurs travaux, étant donné que les expériences scientifiques sont en état d’évolution permanente. Ainsi, ce qui est prouvé aujourd’hui peut être démenti demain, de même que ce qui approuvé hier a été démenti de nos jours. Alors, leurs démonstrations se retournent contre eux et au lieu de servir et de confirmer le discours religieux, ils se trouvent en train de le démolir pierre par pierre sans s’en rendre compte en raison de leurs ignorances.
Je reconnais, encore une fois, ma propre ignorance des lois de la physique et des mathématiques, mais, en même temps, j’affirme ma bonne maîtrise du discours religieux. Ainsi, il me suffit de prendre connaissance du mécanisme de la science moderne pour pouvoir expliquer la logique religieuse sous la lumière de la science. Ceci étant, quelle sera ma position si cette dernière évolue et change de direction en me prouvant que mes croyances religieuses n’ont aucun fondement scientifique ? Me trouverais-je en train de prouver, à ceux qui ont les mêmes croyances que moi, que les lois sacrées, sur lesquelles on se base, n’ont aucune assise scientifique ?
Ce genre de pratiques a été une des origines de la distinction de la logique chrétienne en Europe. Par conséquent, si vraiment, vous êtes attachés à votre forme de croyance, je vous conseille d’éviter ce genre de comparaison afin de préserver le charme et l’authenticité du discours religieux auquel vous appartenez. II ne faut pas chercher à comparer la parole divine à la parole humaine puisque, de la sorte, vous frappez, inconsciemment, la parole divine en prouvant, qu’en réalité, il ne s’agissait que d’une parole humaine dans un sens comme dans l’autre. Autrement dit, la théorie de la relativité d’Einstein . . . (?) appartient uniquement à ce dernier. II faut essayer de renoncer à l’idée selon laquelle les “anciens savaient et les modernes ne font que répéter ce qui est déjà connu.” Pour finir, sachez que le temps de l’Homme irresponsable, qui se réfère constamment aux anciens et aux forces surnaturelles, est révolu et que le temps de l’Homme responsable débute afin qu’il puisse penser par lui-même et servir l’humanité sans la moindre intervention extérieure de quelque sorte que ce soit. On croit que Dieu sait tout sans pour autant pouvoir le prouver, en revanche, l’homme ne sait rien, mais on peut prouver qu’il est capable de tout savoir.
Labidi Karim Mohamed

mardi, décembre 20, 2005

Une foi, deux fois, trois fois….adjugé !

Qu’est-ce que la foi ? Voilà une question qui mérite à la fois réflexion et délicatesse. Mais essayons d’être bref. La foi, c’est être convaincu de l’authenticité de ce que l’on croit. Avoir la foi, c’est une caractéristique propre à la nature humaine.

L’être humain, désormais, ne peut pas vivre sans foi cette dernière lui apporte un sentiment de sécurité et de sérénité dont il a besoin pour approcher un état d’équilibre moral et physique.

En quoi ou en qui peut-on avoir foi ?
Il faut d’abord préciser que le plus important n’est pas en qui ou en quoi avoir foi mais d’avoir la foi. Pour mieux comprendre cela, comparons une personne qui n’a jamais connu la foi à celle l’ayant déjà connue. Nous allons nous rendre compte que la deuxième personne vit beaucoup mieux que la première. Ne dit-on pas que vivre sans foi c’est comme vivre à l’état animal ? La vie serait tel un voyage sans boussole ou une nuit sans lumières… C’est à travers ces métaphores qu’apparaît l’importance de la foi. Cette dernière est nécessaire pour l’équilibre de l’être humain. C’est une nécessité obligatoire. La foi sépare l’Homme de l’animal. N’oublions pas que pour atteindre le stade humain, l’homme a du laisser la foi pénétrer son être. En sentant sa présence, l’Homme a pu dépasser le stade animal et devenir un être humain. C’est cette foi qui l’a incité à avancer et évoluer. La foi produit chez lui un sentiment de sécurité, la rassure et donne un sens à sa vie. Dans tous les cas de figure, avoir la foi c’est un plus, voire même un atout. Comme le fait d’être amoureux. Ceci, nous permet de sentir l’amour de l’autre et ainsi vivre ou le fait de manger pour survivre. Avec la foi c’est pareil. Il s’agit d’un besoin pour vivre et survivre. Voilà pourquoi une personne avant la foi peu importe en qui ou en quoi vit mieux qu’une personne dépourvue de foi.

Y a-t-il une foi mieux qu’une autre ?
On ne peut pas juger et trancher que telle foi est mieux qu’une autre. L’unité de mesure si vous permettez l’utilisation de ces termes de la foi est le degré de sincérité. Est-on vraiment honnête à ce que ou à qui on croit ou à ce qu’on fait ?

Notre foi est-elle réelle ou tout simplement, comédie ? C’est comme dans l’amour, je reviens à ma comparaison, il faut croire en qui ou en quoi on aime et surtout l’aimer sincèrement. Il ne faut pas oublier que l’hypocrisie est l’ennemi de la foi. Mentir aux autre n’est rien par rapport au fait de mentir à soi-même et plus tard se croire. Pour résumer, la « véritable foi » c’est de croire sincèrement. La « fausse foi » est de mentir à soi-même et aux autres.

Quels sont les critères pour être considéré comme quelqu’un ayant la foi ?
En amour il n’y a pas de règles ou de critères standard, pareil en matière de foi. Cette dernière est une affaire purement personnelle et privée. On ne peut avoir la foi ni en suivant les fois des autres ni en empruntant les leurs. Croyez-vous que tout le monde aime de la même façon ? Certes non. Chaque personne doit choisir, puis comprendre et enfin croire. La foi est une synthèse des expériences personnelle. Elle émane de l’intérieur et se manifeste à l’extérieur à travers nos comportements. C’est cette foi qui fixera, plus tard, notre conduite que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les relations avec nous-même, avec les autres et avec tout ce qui nous entoure.

La foi peut être basé sur des choses réelles, matérielles mais même, des hypothèses qu’on essaiera de tester ou d’affirmer à l’avance. C'est-à-dire considérer ces hypothèses comme des réalités. Ceci dépend de la façon dont pense chacun. Ce qui est une réalité pour moi peut être un mythe pour un autre, voire un mensonge et ainsi de suite. Ceci nous montre une fois de plus que la foi est une affaire personnelle, spirituelle intérieure et privée. Elle dépend du degré de connaissance de la personne et de son degré d’évolution. On ne peut pas se limiter à un niveau bien précis. Il y aura toujours une possibilité de passer à un autre stade plus évolué, plus réel et plus logique. Sans oublier de souligner les variables qui peuvent intervenir telles que le temps, l’espace, l’éducation ou l’état d’esprit de la personne. Chacun de nous a le droit de choisir sa foi. Nous ne sommes pas obligés de partager toute la même foi. La diversification est enrichissante pour l’humanité. C’est comme le fait de demander à quelqu’un d’aimer ce qu’on aime. D’ailleurs on n’est pas obligé d’aimer ce que les autres aiment Chaque personne est libre de choisir les critères de sa foi.

Peut-on changer notre foi ?
Non, si nous la changeons sur un coup de tête ou bien pour survivre les autres sans une conviction intérieure. Dans ce cas, on perdra et la foi d’origine et la nouvelle foi, et l’on échouera dans la « fausse foi » ou la foi du mensonge. Il y aura une divergence entre notre foi intérieure et celle des autres. Nous aurons une double personnalité ce qui nous causera beaucoup de souffrance. C’est une perte totale e tous. Nos principes. Par conséquent, il vaut mieux garder sa foi intérieure même si elle est différente de tous les autres.

Cependant. Oui, si ce changement surgit après une longue réflexion, tout en prenant en considération notre état d’esprit et nos connaissances. Une décision prise au fur et à mesure et qui nous aura amené vers une nouvelle foi. Une foi, généralement par notre entourage. C’est le résultat d’une recherche extérieure et d’une conscience intérieure à la fois. Attention, cela ne nous donne pas le droit de dire que les autres fois ne nous empêche pas de parler et d’expliquer notre expérience personnelle aux autres, non pas dans le but de les convaincre mais d’enrichir le débat.

Enfin, certes la foi est importante pour l’être humain, mais encore plus quand ce dernier croit en lui-même. La foi n’est pas forcément liée à Dieu, surtout celui décrit par les religions monothéistes.

Avoir la foi en un Dieu, en deux Dieux, voire en plusieurs Dieux ; avoir la foi en la non existence de Dieu ; avoir la foi en soi-même ou en l’être humain en général, avoir la foi en une force surnaturelle…

Peu importe en quoi ou en qui pour vu que notre foi soi solide et réelle. La foi naît par nous et ne devrait être imposée ni par la tradition ni par la société…
Labidi Karim Mohamed

lundi, décembre 19, 2005

Le Vide du point de vue philosophique

- Les plus grands philosophes grecs, Aristote, Platon, Parménide… nient complètement l’existence du Vide en prouvant qu’il relève de l’impossible « le non être ne peut être » « le Vide n’ayant ni résistance, ni haut, ni bas, empêcherait tout mouvement ; donc le Vide ne peut exister ».

- Dans le camp opposé, les atomistes de l’antiquité, Démocrite, Epicure, Lucrèce…prétendent que « si ce que nous appelons Vide n’existe pas, les corps ne sauraient où se tenir ni où se mouvoir » donc le Vide pour eux existe.

Le Vide du point de vue scientifique : Jusqu’à XVIIe siècle le Vide était un sujet philosophique ou religieux, c’est après cette date que les scientifiques ont commencé à l’étudier. C’est avec Galilée et son élève Torricelli et puis Pascal, Boyle…que le Vide devient objet d’expérience scientifique, et Newton prend l’espace Vide comme cadre de sa mécanique. Au XIXe siècle apparaissent les ondes électromagnétiques, voilà, donc, le Vide remplacé scientifiquement par une vague « éther » milieu indéfini qui doit servir de support aux ondes et transmettre les forces. Mais au début de XXe siècle, l’éther trop inconsistant est mis mal par la célèbre expérience de Michelson et Morley, destinée à détecter sa présence…et qui n’en décèle aucune trace. Donc les ondes voyagent bel et bien dans le Vide. Le Vide est rempli de lumière bien plus que de matière-les photons, particules de la lumière dépourvues de masse. En 1905 Einstein, donne le coup de grâce à l’éther avec sa théorie de la relativité restreinte et réhabilite le Vide -désormais compris comme absence de particule, mais aussi de rayonnement. De 1920 à 1930, le Vide va subir les assauts des deux nouvelles théories qui révolutionnent la physique et bouleversent notre vision du Vide et du monde : la relativité générale et la physique quantique, et de là jusqu’à nos jour les scientifiques commencent à croire que le monde venu du Vide mais il reste beaucoup à faire et à savoir, pour prouver scientifiquement comment le monde est venu du Vide. Le Vide, c’est le Rien limité. Le Vide est une chose par rapport au Rien. Si c’est difficile de comprendre le Rien parce qu’il est infini, on peut approcher le Vide parce qu’il est fini. Le Vide est cerné par le Rien qui l’entoure et l’englobe. Il est dans le Rien infini, comme des îles dans la mer. C’est un ensemble infini du fini tout comme l’absolu est un ensemble infini de non absolu.

Le Rien c’est le support du Vide que l’Homme a mis par supposition ou par imagination. L’être humain ne peut pas comprendre son support, même si ce dernier n’existe pas en réalité. L’essentiel c’est d’approcher ce qui a été mis dans le support, en l’occurrence le Vide. Pour cerner le Vide on lui attribue un contenant, à savoir le Rien, ensuite on cherche à savoir si ce dernier existe pour de vrai ou non, ce n’est pas simple mais ça reste du domaine du possible. Sachez que chaque personne qui atteint ce stade de réflexion ne relève plus de la normalité. Arrivé à penser le Vide, c’est flirté avec les profondeurs de la pensée existentielle.
Chacun de nous peut atteindre ce stade de pensée sans se référer à qui que ce soit. Le temps des guides spirituels ou idéologiques est révolu, chaque individu peut être son propre prophète s’il y met du sien. Dire que le Vide est le Un, c’est dire qu’il est le Rien, c’est la raison pour laquelle il se présente comme une infinité de « bulles » afin de se distinguer de son « support ».

Dire que le Vide est apparu, à un moment donné, c’est-à-dire qu’il n’a pas toujours existé, prouve que le Rien était infini indépendamment de la présence du Vide en lui. Mais aussi, nous induit à penser que finalement le Rien n’est pas si rien que ça puisqu’il a permis au Vide d’apparaître en lui. En fait, le Vide d’origine se trouve dans le Rien et la source de ce dernier englobe le Vide. Autrement dit, ni le Rien ni le Vide n’avaient besoin d’existé puisqu’ils ne représentent rien par rapport à la chose. Par conséquent, l’origine est le Rien Vide immobile en l’absence de tout mouvement possible. Sachez que l’esprit infini s’identifie au Rien et les idées qu’il englobe s’identifient aux Vides. Par conséquent, l’esprit c’est l’infiniment d’idées de même que le Rien est l’infiniment des Vides. Je vous site cet exemple pour vous aider à comprendre, mais une fois le sens saisi je vous conseille de vous débarrasser de la fausse image. Tout comme la limite d’une idée est la présence d’une autre à ses côtés, la limite du Vide est l’autre Vide qui le délimite. En fait c’est cet esprit infini qui a été pris par les anciens comme étant Dieu alors qu’il n’est que l’ensemble des forces intelligentes qui peuplent l’existence. Il va de soi que pour l’instant on ne reconnaît que la présence des vivants . Autrement dit, c’est l’union de ces esprits des vivants qui va permettre la compréhension de l’esprit infini et par là même celle du Rien.
Labidi Karim Mohamed

dimanche, décembre 18, 2005

Pourquoi je suis athée

J’ai la foi en l’Homme. Je suis athée mais j’ai la foi car je ne crois pas qu’il existe une divinité autre que l’être humain. Mais cela ne m’empêche pas de respecter ceux qui croient en dieu et dont la croyance est personnelle et ne cherchent pas à l’imposer et que ça ne dépasse pas la sphère privée.

Pour moi un dieu n’est pas seulement qui a conçu le monde …Un dieu devrait plutôt veiller sur ce monde et faire en sorte qu’il soit meilleur. Est dieu celui qui mérite de l’être et non pas celui qui se l’auto proclame. Le sujet est très long mais je veux juste dire une chose ici et que je répète à moi-même : si dieu existe vraiment, je le combattrai de toutes mes forces et je refuserai de me soumettre à lui parce qu’il ne le mérite de l’être. Et ce jusqu’à ce qu’il me prouve le contraire.

Je suis dieu de moi-même. Et chacun l’est pour lui. Personne n’est dieu sur l’autre. Une seule chose me suffit pour avoir la foi athée : un dieu qui me demande de croire en lui ne mérite simplement pas d’être un dieu. Pareil, un dieu qui me fera dépendre de lui et de sa croyance, je dois m’en libérer et le combattre. Car il est doublement malhonnête.

L’idée de dieu en elle même n’est pas mon souci premier. Mais je combats fermement tout ce qui est illogique et révolu, inventé par l’Homme et collé à dieu, qui n’est en fin de compte qu’un rêve de nos ancêtres, devenu un vrai cauchemar humain qui nous fais régresser sur tous les plans. Quant aux religions, pour moi elles sont fabriquées de toute pièce par des humains. Et je dis toujours que même si dieu existe, les religions seraient donc l’invention du diable car elles sont loin d’être divines et encore moins humaines.

Donc je suis athée par la force de ma logique qui dit :
- S’il existe et ne peut rien faire pour rendre ce monde meilleur, alors il ne mérite pas d’être un dieu.
- S’il existe et ne veut rien faire pour rendre ce monde meilleur, alors il ne mérite pas d’être un dieu.
- S’il existe et ne sait pas faire pour rendre ce monde meilleur, alors il ne mérite pas d’être un dieu.
- S’il existe et qu’il a de fortes excuses pour en pas agir de la sorte, je lui réponds qu’une seule larme d’un être humain suffit pour rejeter toutes ses excuses et ne mérite donc toujours pas d’être un dieu.

Adieu dieu et je suis très clément avec lui.
Labidi Karim Mohamed

vendredi, octobre 07, 2005

L’athéisme mode de pensée

L’athéisme mode de pensée et conduite de vie libérale et responsable où l’individu est seul maître de lui-même et de son destin. L’athéisme est une doctrine qui nie l’existence des forces surnaturelles et attribue une grande importance à l’être humain et à la liberté individuelle.

Aperçu
Tout au long de l’histoire humaine, les athées étaient des grands penseurs et des philosophes individuels, l’athéisme n’a jamais pris une forme d’un groupe ou d’une secte. Ce sont des individus qui pensent différemment mais ils sont tous d’accord sur l’importance de l’être humain et de la liberté individuelle. Les plus anciennes prises de position à l’athéisme sont apparues avec Démocrite, au début du IVe siècle av. J.-C, sous forme de philosophie. Pour lui, les mouvements de la nature sont régis de façon mécaniste.

L’athéisme ne propose pas des pensées du genre «prêt-à-penser» mais assure plutôt un apprentissage de comment penser par soi-même sans peur d’une quelconque force surnaturelle. Un apprentissage qui se base sur la logique et la réalité palpable. L’athéisme développe l’image d’une humanité lucide et courageuse, les athées rejettent l’ordre émanant d’en haut et refusent de se laisser dominer par la peur de la mort. Résistant à l’angoisse suscitée par la perspective d’un anéantissement, la philosophie athée conçoit sereinement la condition humaine, sans se réfugier dans l’illusion d’un passage vers une autre vie. Pour ce courant de pensée, des forces surnaturelles n’existent pas et, par conséquent, selon l’expression de Jean-Paul Sartre, l’Homme est «condamné à la liberté».

Récemment et suite aux divers événements internationaux, les athées ont ressenti le besoin de se rassembler dans des associations pour être représentés et leur nombre ne cesse d’accroître. Elles appellent toutes à un humanisme et à une liberté individuelle plus responsable dignes de l’être humain d’aujourd’hui.

Etre athée c’est quoi ?
Etre athée ne veut dire en aucun cas penser comme les autres athées. Chacun parle en son propre nom. Il n’y a ni maître ni force surnaturelle dans l’athéisme mais des êtres libres. L’athée puise dans les idées de plusieurs libres penseurs, il n’adopte pas exclusivement les idées d’un seul libre penseur. Tout dépend de l’évolution de son esprit et de ses convictions. Etre athée c’est avant tout être soi-même. Chaque personne choisit en toute liberté les idées qui correspondent à son être. La critique est le fondement de base de l’athéisme. Rien n’est sacré sauf la vie humaine. Pour se défendre, l’athée ne dispose que d’idées. Il refuse les violences physiques. Les athées ne prétendent détenir la vérité. Pour eux, l’absolu n’existe pas. Ils préfèrent dire qu’il y a une hypothèse plus plausible qu’une autre. Les idées reçues ne sont pas les bienvenues. En effet, toute idée doit suivre un processus objectif et rationnel pour être acceptée. Enfin, j’insiste sur le fait que les athées s’intéressent aux idées et non aux personnes qui les ont avancées.

L’athée ne suit pas, il pense.
Labidi Karim Mohamed